Actualité du design en Chine : portraits de designers chinois et occidentaux basés en Chine, événements, adresses d’agences de design… 中国设计时事: 中国及久居中国的西方设计师,相关事件,设计公司地址…

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26 octobre 2007   Analyse

La Chine a besoin de plus d’experts en droits de propriété intellectuelle

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La Chine fait face à un manque de professionnels du domaine des droits de propriété intellectuelle, ont affirmé des académiciens chinois.

L’économie en plein essor de la Chine a besoin de 55 000 à 60 000 experts en propriété intellectuelle d’ici 2010, a-t-on appris lors d’un forum sur les droits de propriété intellectuelle (DPI) dans l’enseignement supérieur.

La Chine comptait 3,284 millions de scientifiques en 2004 et en conséquence, le pays avait besoin de 32 800 professionels en propriété intellectuelle.

Cependant, seuls quelque 3 000 étudiants en propriété intellectuelle sont sortis diplômés des universités chinoises depuis la dernière décennie, a ajouté Zheng.

“Le manque en professionnel dans le domaine des DPI handicapera la protection des DPI et, en conséquence, entravera les progrès scientifiques”, a affirmé Xie Xiaoyong, directeur du centre de Recherche et de Développement du Bureau d’Etat pour la Propriété intellectuelle.

Source: Xinhua

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9 octobre 2007   Analyse   Made-in-china et qualité

Mattel, la sous-traitance en péril

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Quel est l’entrepreneur le plus connu en Chine en ce moment ? C’est Zhang Shuhong, sous-traitant chinois qui travaillait pour l’industrie du jouet et qui s’est donné la mort il y a un peu plus d’un mois après les affaires des poupées non conformes aux normes de qualité et rappelées par le grand constructeur américain. Même à Foshan, là où il détenait une partie de son usine, il était un personnage secret et obscur. Sorte de symbole du culte du secret qu’entretienne les managers chinois.

Le problème Mattel, c’est le problème de la sous-traitance en Chine. Opaque et managée à distance, elle aboutit à la situation de crise actuelle où le géant du jouet a du rappeler 18 millions d’articles dans leurs usines et ainsi perdre une bonne partie de la crédibilité auprès du consommateur final. Mattel sous-traite en Chine 65% de sa production dans l’empire du Milieu, l’empire du jouet.

Encore la semaine dernière, je recevais une ADSL box venue des usines de Sagem en Chine, qui a grillé au bout de 10 minutes de connexion. C’est alors que j’ai pensé qu’il ne fallait pas généraliser et penser que tous les efforts qui sont fait dans de nombreuses usines en Chine pour monter en qualité et en gamme sont vains, mais pour les usines Sagem comme pour Mattel, une partie du problème est sans doute celui de la sous-traitance mal maîtrisée.

Monsieur Zhang a acheté des mauvaises peintures à un fabricant lui aussi mal identifié et qui semblerait être à l’origine du problème. Très difficile de manager la sous-traitance à distance, et si visite il peut y avoir, elle est souvent arrangée et donc inexploitable. Le problème n’est pas tellement le contrôle qualité, mais celui de la responsabilité. Il n’est pas rare de confier un projet à une usine à Taiwan et de réaliser quelques mois ou années après qu’une partie de la production était effectuée en Chine mainland. Sous-traitance de la sous-traitance. Le problème se complexifie.
Quand on pense ensuite qu’il faut savoir jongler avec les autorités locales et que seule la solution d’un sous-traitant bien ancré dans la région et avec les connections nécessaires est envisageable, on se rend compte que les risques sont pris dès la décision d’externalisation.

De plus, il faudrait peut-être se méfier de ces sous-traitants qui attendent seulement de gagner des contrats avec d’importants groupes étrangers, faisant jouer la concurrence, mais qui ne pense pas à construire leurs propres marques comme d’importantes marques japonaises ou coréennes l’ont fait auparavant. Parfois l’ambition nourrit la relation win-win.

Auteur : Benoît Boisseuil (http://lustintranslation.blogspirit.com)
Source : www.chine-informations.com du 28 septembre 2007

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Tags: Analyse · Made-in-china et qualité

30 août 2007   Analyse   Marketing

Quelles sont les marques préférées des Chinois ?


Une grande enquête sur les marques préférées des Chinois en 2007 vient d’être lancée dans le pays. Elle doit durer deux mois. Une multitude de marques chinoises ont été enregistrées, en particulier les marques automobiles, textiles, agroalimentaires, mais aussi dans l’électroménager, les tabacs, les cosmétiques et l’ensemble des produits quotidiens des consommateurs.

Ceux-ci sont appelés à en choisir cent dans une liste de 1.500 marques retenues. Cette enquête entre dans le cadre d’une opération promotionnelle intitulée la Fête des marques.

Source : Radio Chine Internationale

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Tags: Analyse · Marketing

17 août 2007   Analyse   Marketing   Voitures

Beijing : les cinq préférences des acheteurs de voitures


1) Préférence marquée pour les voitures ordinaires constituées de trois parties.

L’enquête montre que sur les marchés de voitures de la capitale chinoise, les consommateurs choisissent toujours en premier lieu les « Sanxiang Jiaoche » (voiture constituée de trois parties : partie avant enveloppant le moteur, partie centrale pour le conducteur et les passagers et partie arrière de coffre de bagages). Leur second choix c’est pour les « Liangxiang Jiaoche » (voiture à deux parties sans le coffre arrière). En parlant avec les journalistes, les distributeurs à Beijing de Shanghai General Motors et de Faw-Volkswagen ont déclaré unanimement que la vente des « Liangxiang » se déroule bien, mais que comparée à celle des « Sanxiang » elle est toujours loin derrière. Les analyses montrent qu’aux yeux de la plupart des Pékinois, surtout aux yeux de certains qui aiment prendre les airs supérieurs de grand seigneur et qui ne veulent pas perdre leur face, les « Sanxiang » sont sans nul doute meilleurs que les « Liangxiang », c’est pourquoi ils fixent sans la moindre hésitation leur choix sur les premiers, car ils estiment que malgré le prix bon marché des « Liangxiang », ils sont tout de même l’image des petites voitures dont le caractère sécuritaire n’est pas assuré.

2) Préférence pour voitures à changement automatique de vitesse.

Les acheteurs de voitures de la capitale chinoise préfèrent « les boîtes de vitesse automatiques » et « les boîtes de vitesse à propulsion à main » et ils sont beaucoup plus nombreux comparés aux consommateurs des autres villes du pays. Les analystes montrent que la principale raison c’est que l’embouteillage est beaucoup plus grave à Beijing et que la vitesse moyenne des voitures est plus réduite, car dans le cas des voitures qui roulent lentement il est préférable d’utiliser la boîte à vitesse automatique qui est plus facile et plus confortable pour la conduite.

3) Préférence pour les voitures de marques allemandes.

Les voitures de marques allemandes sont toujours très appréciées en Chine et les habitants de la capitale chinoise les préfèrent aux autres marques, et surtout les consommateurs des organes gouvernementaux et des établissements institutionnels, lesquels leur donnent un puissant soutien. Les enquêtes prouvent qu’à Beijing, les voitures de marques allemandes sont beaucoup plus appréciées que celles des marques japonaises et des marques d’autres pays.

4) Préférence pour l’achat de voiture en payant le tout.

Les enquêtes démontrent que le nombre des acheteurs de voitures qui choisissent le paiement échelonné diminue à Beijing. Même si les vendeurs et des distributeurs proposent des mesures préférentielles de crédits de dispense d’intérêts, la plupart des Pékinois qui achètent une voiture choisissent le paiement complet en une seule fois. Cette tendance des consommateurs est non seulement liée à la non vogue d’achat de voiture avec prêt qui n’est plus une nouveauté, mais également l’enrichissement de la population pékinoise qui considère que le paiement échelonné est quelque chose d’embarrassante et d’ennuyeuse.

5) Préférence pour les voitures haut et moyen de gamme.

Comparées aux voitures de type petit et économique, les voitures haut et moyen de gamme sont plus appréciées des Pékinois. Les enquêtes montrent qu’actuellement à Beijing, les consommateurs ne plus désirent plus les voitures économiques de moins de 100.000 yuans et commencent à tourner leur regard vers les voitures de moyenne gamme et les voitures luxueuses. Pour la plupart des Pékinois, les petites voitures économiques satisfont seulement la demande physiologique de possession d’une voiture privée et de besoin d’un moyen de transport pouvant remplacer la marche, alors que seulement les voitures haut de gamme luxueux peuvent satisfaire l’orgueil et la vanité ainsi que le besoin physiologique de certains consommateurs qui souhaitent faire preuve de leur droit et étaler leur richesse et que seules celles-ci peuvent les aider pour cela.

Source: Le Quotidien du Peuple en ligne du 17 Août 2007

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Tags: Analyse · Marketing · Voitures

16 août 2007   Analyse   Marketing   Prêt-à-porter

Adidas mise sur les JO de Pékin pour s’imposer en Chine


Moins d’un an avant le coup d’envoi des Jeux olympiques (JO) de Pékin, qui s’annoncent comme “le plus gros succès commercial du XXIe siècle”, selon Gerhard Heiberg, directeur du marketing du Comité international olympique, la bataille des équipementiers sportifs s’intensifie en Asie.

L’américain Nike domine le marché chinois. Mais Adidas est en embuscade. “Nous voulons être numéro un en Chine”, ambitionne Anne Putz, porte-parole du groupe allemand.

Adidas aurait ainsi déboursé plus de 100 millions de dollars (72,5 millions d’euros) pour être l’équipementier officiel des JO. La marque aux trois bandes fournira les tenues vestimentaires des équipes chinoises, des organisateurs, des bénévoles… soit plus de 600 000 personnes. De quoi lui assurer une visibilité supérieure à celle de son rival américain. Une aubaine lorsque l’on sait que l’audience des JO devrait atteindre 4 milliards de téléspectateurs.

Cet événement sportif est surtout pour l’équipementier allemand l’occasion de doper son chiffre d’affaires en Chine. Il compte déjà 3 000 points de vente dans ce pays et en ouvre 1,5 chaque jour. Adidas en prévoit 5 000 d’ici à 2010. Avec 550 magasins, sa filiale Reebok - acquise en 2006 pour 3 milliards d’euros - devrait en compter 2 200 à cet horizon.

Pour dominer son concurrent, Adidas possède un atout précieux : Yao Ming. Sous contrat avec Reebok, le basketteur vedette de l’équipe des Houston Rockets - une des franchises professionnelles de la Ligue nord-américaine de basket (NBA) - a été arraché à Nike en 2003. “C’est l’une des plus grandes stars chinoises, insiste la direction. Yao est une incroyable “locomotive” en Chine.”

Même s’il compte dans son “écurie” l’athlète Liu Xiang, le recordman mondial du 110 mètres haies, Nike aura du mal à rivaliser. D’autant qu’Adidas sponsorise aussi deux autres stars très populaires en Asie, les footballeurs Zinédine Zidane et David Beckham.

EMERGENCE DE MARQUES ASIATIQUES

Alors que les marchés américains et européens arrivent à maturité, les ventes de chaussures de sport continuent de progresser de 15 % à 20 % par an en Asie. “C’est là que se situent les relais de croissance de demain”, résume Bernd Janssen, analyste chez UBS.


Ainsi, l’allemand Puma, filiale du groupe français de luxe et de distribution PPR, compte également profiter de cette embellie pour pénétrer le marché chinois. Puma, qui a publié le 9 août ses résultats du deuxième trimestre, enregistre sur la zone Asie-Pacifique, une progression de 20,4 % de ses commandes “avec une hausse notable sur le marché chinois”.

Malgré tout, Puma ne semble pas encore en mesure de bousculer les leaders. “L’équipementier allemand est handicapé car il ne sponsorise aucune grande vedette, estime Bernd Janssen. Et les consommateurs asiatiques veulent porter les mêmes baskets que leurs stars favorites.”


Mais la lutte pour la suprématie sur les marchés asiatiques ne se résumera pas à un duel entre Nike et Adidas. Ces deux enseignes ont bien davantage à redouter de la contrefaçon - qui constitue un sérieux frein au développement des équipementiers sportifs - et de la concurrence locale.


Des marques asiatiques comme Anta, Li Ning, Peak, ou Double Star restent inconnues hors de Chine, mais leurs ventes, là-bas, y explosent. Li Ning, société fondée par un ancien champion de gymnastique, possède ainsi plus de 4 000 magasins en Chine. Elle a réalisé, en 2005, un chiffre d’affaires de 300 millions de dollars. Cet équipementier sponsorise… le basketteur américain Shaquille O’Neal, légende vivante de la NBA.

Source : Le Monde du 15 août 2007 (Mustapha Kessous et Jérôme Porier)

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4 juillet 2007   Analyse

Danone : Chinois, copieurs !

ANALYSE ADMIRABLE DESIGN…


Wahaha (traduction : le bébé qui rit) Fait pleurer Danone en Chine…
Par Stéphane Bertoux de Nexteo,

Danone fait la une du China Daily Business (10 mai 2007) pour une histoire un peu compliquée, mais bien révélatrice des pièges du monde chinois.
Wahaha est la première marque d’eau embouteillée en Chine, bien que fortement attaquée par de nouveaux entrants, locaux ou internationaux comme Nestlé Waters. Elle a bénéficié du soutien industriel et technologique de Danone, puisque depuis 1996 Danone est propriétaire de 51% de Wahaha, via 5 joint-ventures.
Le marché de l’eau étant concurrencée, Wahaha, marque très forte en Chine, s’est étendue au marché des jus de fruits et des sodas. Plus récemment au marché des nouilles instantanées (logique, que met-on dans des bols de nouilles instantanées ?…de l’eau !).
Très récemment, Wahaha a lancé des produits laitiers (lait et yaourt), ce qui était formellement interdit par les accords signés par Wahaha en 1996 avec Danone, pour préserver le territoire de la marque Danone, très forte sur ce marché en Chine.
Ce à quoi répond aujourd’hui Zong Qinghuo, fondateur de Wahaha, qu’il n’y a pas de raison à ce qu’il y ait une quelconque restriction pour Wahaha, puisque Danone n’en a pas de son côté.

Cette attitude est très révélatrice des dangers de la Chine, même pour un groupe aussi puissant et sinisé qu’est Danone : un accord est un accord, mais on peut aussi contourner l’accord, dans la mesure où les conditions au cours desquelles l’accord a été signé ont changé. En 1996, les Chinois ne consommaient pas de lait, et Wahaha était seul sur son marché…
Emmanuel Faber, qui est à la fois président du groupe Wahaha et président de Danone Asie-Pacifique doit s’arracher les cheveux : il est président d’une société qui se contrefait elle-même !
Et pour finir, regardez et comparez le packaging originel de Danone, et la « subtile » inspiration de Wahaha. Ces deux packs ont été achetés dans le même magasin….

Wahaha met Danone au placard*

Ou la suite de l’histoire…au 23 juin 07
Les choses ne s’arrangent pas entre Danone et Wahaha. Aux dernières nouvelles, le groupe chinois compte lancer une nouvelle boisson sans son partenaire français, un signe évident que le conflit ne fait que commencer. 21/06/2007

Le directeur de Wahaha Pékin, Liu Hong, a récemment indiqué à la presse que le groupe chinois allait créer sa propre boisson à base de thé via l’une de ses filiales sans la contribution de Danone. Le fait est loin d’être anodin car il se place directement dans le contexte du conflit juridique entre le groupe français et son partenaire chinois, à savoir l’utilisation sans accord de la marque Wahaha sur laquelle Danone estime avoir le contrôle.

Wahaha ne cache d’ailleurs pas ses intentions, monsieur Liu ayant parlé « d’expulser » Danone de la compagnie chinoise pour remporter le combat contre le groupe français. On ne peut être plus explicite.

Les positions s’enlisent pour Danone car les soutiens à Zong Qinghou se multiplient, tandis que les portes paroles de Wahaha continuent de surfer sur la vague, très efficace, du patriotisme économique en allant jusqu’à parler d’économie chinoise en danger…

La situation de Danone, si elle n’est pas encore catastrophique, illustre parfaitement les aléas du business en Chine : une conception des affaires très différentes, où, si l’on caricature, la signature d’un contrat représente une situation finale pour les étrangers et un début du dialogue pour les Chinois. Ce que des travailleurs indépendants occidentaux (tels les professeurs étrangers), connaissent tout autant que les entreprises au contactq de certains établissements privés.

Beaucoup d’entreprises étrangères, contraintes par la législation chinoise, devaient auparavant s’associer à des entreprises locales pour pouvoir se lancer dans les affaires sur le marché chinois. Hors, cette contrainte n’est aujourd’hui plus indispensable, et Danone, comme beaucoup d’autres, va sans doute chercher à faire cavalier seul dorénavant…

*Extrait de : Toutelachine.com

Source : Admirable design du 18 Juin 2007
Auteur : Stéphane Bertoux

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4 juillet 2007   Analyse

Les mascottes en Chine

Olivier Raymond, consultant à l’agence de design Lonsdale, explique sur le site d’Admirable design, l’importance d’adapter les mascottes au graphisme et aux codes ambiants si l’on souhaite conquérir les marchés chinois.

Les mascottes de JO son un exmple riche d’enseignements pour les marques et les entreprises désireuses de partir à la conquête du marché chinois, notamment si elles possèdent déjà une mascotte ! Pour séduire les consommateurs locaux et notamment les plus jeunes, ces dernières doivent véhiculer un univers qui leur soit intelligible et donc s’inscrire dans les codes issus de leur culture visuelle, bien différente de nos styles graphiques occidentaux traditionnels. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à observer cette petite sélection de packagings Made in China …

Cette problématique a déjà été bien comprise par quelques entreprises, telles que Danone ou Nestlé, qui ont commencé un réel travail d’adaptation de leurs personnages au marché local. Pour preuve, le visuel ci-dessus qui illustre un Prince retravaillé dans un style Manga et ainsi qu’un Koko, version chinoise du chien Pico, mascotte des céréales Chocapic, devenu koala pour l’occasion.

Une vraie opportunité pour les marques mais aussi pour nos designers de revoir leur manière de penser et d’aller explorer de nouveaux horizons. Confucius lui-même ne disait-il pas « celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour » ?

Source : Admirable design du 2 juillet 2007

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2 juillet 2007   Analyse

Design et mascottes…

ADMIRABLE DESIGN VOUS EXPLIQUE…

Olivier Raymond, le spécialiste du département « kids » de l’agence de design Lonsdale, fait un point sur les mascottes sur le site d’Admirable design. Histoire d’y voir clair parmi les nounours, les dragons et autres héros qui pullulent !


Lorsqu’elles veulent séduire les plus jeunes consommateurs et/ ou leurs parents, les marques font généralement appel à des personnages imaginaires. De Paris à Tokyo en passant par New York ou Rio, les mascottes sont un moyen sûr et universel de communiquer la dimension enfantine du produit pour attirer l’attention de nos chers bambins.

Pour les marques qui souhaitent atteindre une cible Kids, dessiner un personnage sur son packaging se révèle être un exercice de style complexe, aussi bien sur le fond que sur la forme. En effet une mascotte, par son identité, ses attitudes et son style graphique, est typée en âge et en sexe. D’un point de vue purement graphique, il est possible d’identifier, en France mais aussi à l’étranger, 5 grandes familles de mascottes.


Les kawaï
Les personnages que nos amis japonais pourraient qualifier de « kawaï », « trop mignons ». Ce sont généralement des bébés animaux qui, bien que souvent sauvages (ours, dragons, dinosaures, félins), sont transformés en symboles de douceur et/ou de pureté (formes rondes et généreuses, têtes disproportionnées, absence de dents et de griffes voire de poils, couleurs gaies et souvent surréalistes, pas ou peu vêtus, …). Projection valorisante et idéalisée de l’enfant bébé, ils sont bien évidemment à privilégier pour séduire les mères et les plus jeunes enfants.
Exemple : l’ourson bleu Nestlé, Danonino de Danone, le personnage Qoo créé par Coca-Cola au Japon, …


Les packagings animés
Les personnages prennent vie sous la forme du produit ou de son packaging, le plus souvent grâce à l’apparition d’une bouche et de 2 yeux. Ces personnages qui permettent aux produits et à la mascotte de se confondre sont idéaux pour séduire les plus jeunes enfants qui jusqu’à environ 6 ans restent très sensibles aux caractéristiques et attributs physiques du produit : d’où le fameux « je t’aime, je te mange ».
Exemple : les fromages Kidiboo, les compotes Pom’Potes, le Kinderino, les Vitalitos de Vittel, la gamme Tesco Kids, Natchan de Suntory …


Les héros
Les « héros » aux aptitudes physiques, mentales et morales exceptionnelles. Généralement vêtus de la panoplie complète du prince ou du super héros, ils sont en général dans des attitudes de démonstration de leur « différence » et peuvent parfois aller jusqu’à incarner le bénéfice produit. Véritables mentors et modèles « aspirationnels », ils sont susceptibles d’attirer des enfants de 4 à 12 ans selon l’univers imaginaire qui leur est associé .
Exemple : Prince de Lu et son univers onirique permettront de cibler essentiellement les 4-8 ans alors que le tigre Tony des Kellogg’s Frosties recrutera les pré-ados voire, les ados grâce à son univers lié au sport.


Les mascottes complices
Les mascottes « complices » que l’enfant peut identifier à ses copains voire, à lui même. Ces personnages ont pour traits communs une représentation se voulant plus réaliste ou du moins quotidienne, aussi bien aux niveaux de leurs activités et attitudes que de leurs looks. Ils peuvent être des animaux si la marque souhaite toucher une cible jeune et mixte (ex : Quicky de Nesquik,) mais sont la plupart du temps, humains. Dès lors, c’est par le style graphique dans lequel ils seront traités que se fera la segmentation par âge.
Exemple : le nouveau traité « mignon » de Yoco le destine désormais à une cible 4-6 ans, alors que Fido Dido de 7up avec son style plus mature et adulte, vise les ados et pré-ados.


Les monstres
La dernière catégorie, récemment apparue sur le marché : celles des personnages étranges et/ou monstrueux dont l’aspect volontairement transgressif va séduire des consommateurs ados et pré-ados en quête d’autonomie et d’émancipation, selon le niveau de transgression mis en avant.
Exemple : les monstres des sirops Teisseire Kids, les Mordicus de Père Dodu, les Yétis de Montblanc, Chips Wackos…

Et les mascottes féminines ?!
Pour compléter cette analyse, soulignons deux phénomènes :
1. Une nouvelle génération de mascottes s’adressant à un public d’adulescents et/ou de jeunes adultes (ré)apparait, à priori dans une volonté de (re)créer un lien émotionnel avec le consommateur.
Exemple : le retour de Fido Dido, de l’ours Butagaz, le nouveau Waterboy d’Evian, les éternels M&M’s, …
2. Les mascottes féminines restent les grandes absentes des linéaires français (à l’opposé du marché japonais et de ses mangas) et ce, pour deux raisons complémentaires :
- Les filles, même si elles préfèreraient retrouver des personnages physiologiquement et psychologiquement plus proches d’elles, ne rejettent pas les mascottes masculines alors que les personnages féminins sont de véritables repoussoirs pour les cibles mâles pubères et pré-pubères !
- Les marques pour des raisons évidentes de facilité et d’économie préfèrent généralement avoir un seul personnage emblématique fédérateur. Dès lors, elles ont tendance à privilégier des mascottes masculines ou animales, car mixtes !
Mais dans un univers où les marques nationales, de plus en plus menacées par les marques de distributeurs et les premiers prix, sont plus que jamais en quête de différenciation, la multiplication des mascottes « adultes » et la prise de parole des mascottes féminines seront-elles les deux prochaines grandes révolutions ?
A suivre…

Source : Admirable design du 29 janvier 2007

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18 juin 2007   Analyse

Fauchon ouvre son premier magasin à Beijing


La maison Fauchon, épicerie fine française connue pour ses produits de luxe dans le monde entier, a ouvert mardi 13 juin son premier grand magasin en Chine.

Ce magasin est le fruit de la coopération entre la maison Fauchon et le Groupe commercial Hua Lian. D’une superficie de 2652 m², il compte 3 étages. Un café occupe le rez-de-chaussée, une épicerie fine le premier étage, et un restaurant le deuxième étage. Plus de 400 produits alimentaires sont en vente.

Aujourd’hui, la marque est présente dans 450 points de vente à travers 37 pays. En 2004, Michel Ducros est appelé à prendre la présidence. Selon lui, ce nouveau magasin à Beijing à un bel avenir devant lui.

Source : www.chine-informations.com - 14 juin 2007

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12 juin 2007   Analyse

Inventer pour vendre

“Il n’y a pas de mauvais produit, il n’y a que des mauvais marchés” répètent à l’unisson les professeurs de marketing. En Chine, cette expression ne fait pas la règle et les “Géotrouvetout” du pays n’hésitent pas à explorer toutes les voies possibles, bonnes ou hasardeuses…


D’ailleurs, ces rollers équipés de roulettes de poussettes “qui permettent de voler comme le vent” seront peut-être le produit du siècle. Qui sait…

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